Les oiseaux aux journées de rencontre de la FAMDT à Marseille

La coopérative Les oiseaux de la passage est associée à ces deux jours de rencontre avec ses partenaires locaux dont la coopérative d’habitants Hôtel du Nord, la monnaie locale complémentaire La Roue et le centre Léo Lagrange. Ce sera l’occasion d’utiliser la nouvelle version de notre plateforme de voyage pour mettre en ligne le programme, de promouvoir l’hospitalité d’une communauté locale de passeurs de voyage Marseille coopérative et d’expérimenter l’usage d’une monnaie locale sur un forum national.

Jeudi 17 juin
Après un temps de travail en équipe entre salariés des oiseaux de passage, nous avons participé au festival Africa Fête organisé à l’Espace Julien par la FAMDT. Nous avons ensuite utilisé nos roues accompagnés de nombreux autres participants pour un dîner riche en rencontre et en partage à Limmat.

Vendredi 18 juin
Les oiseaux de passage ont pu participer à la plénière de MODAL sur le thème de « coopérer, relier, soigner l’hospitalité« .
Animée par Naïma Huber-Yahi directrice adjointe de Villes des Musiques du Monde, la plénière a accueilli les intervenants : Mànu Théron (musicien, chanteur, directeur artistique Compagnie Lamparo), Prosper Wanner (chercheur, co-fondateur des Oiseaux de Passages et Hôtel du Nord), Julie de Muer (coopératrice d’Hôtel du Nord) et Jean-Baptiste Jobard (coordinateur Collectif des Associations Citoyennes). Il est possible de regarder le replay de ce temps d’échanges ici.

« Le monde semble engagé dans une série de changements concomitants qui engendre des grandes transformations : révolution numérique, crise écologique, économies mondiales en transition, montée des nationalismes, crise de la démocratie… Tandis que le thème de la diversité ne cesse d’être investi dans de nouveaux enjeux, bien des questions demeurent en suspens. Les fractures sociales, territoriales, numériques, fragilisent le vivre ensemble, autrement dit l’assurance de faire partie d’une communauté de destin par-delà les différences ou les divergences. Quelles issues inventer face à la crise de civilisation qui se cristallise sans cesse ? Quel rôle nos initiatives des musiques, danses traditionnelles et du monde dans toutes leurs diversités peuvent-elles jouer pour nous éclairer sur le sens des changements qui nous affectent ? Et si la réponse aux défis qui nous sont opposés résidait dans l’invention d’une politique de la relation ? Une politique des patrimoines et matrimoines ? Comment un tel projet pourrait-il prendre appui, notamment, sur la mise au travail des droits culturels des personnes et sur le respect des droits humains fondamentaux ? »

L’après-midi s’est organisé en différents ateliers. Nous avons choisi de participer au parcours n°6 animé par la coopérative Hôtel du Nord que nous ne connaissons que trop bien : cette balade patrimoniale dans le quartier de Noailles, qui a pour thème la valeur sociale du patrimoine et la valeur du patrimoine pour la société, nous a appris et nous a ému. A plusieurs voix, les membres d’Hôtel du Nord nous ont conté le rapport des habitants à la ville et aux différentes histoires et mémoires que le patrimoine commun officiel ne dit pas toujours. Entre autres, les histoires de lutte contre le mal-logement du passé et du présent, les drames des effondrements de la rue d’Aubagne et les évacuations de masse qui mènent ensuite à l’écriture de ces histoires par les habitants et à la réappropriation de ce qui devrait impérativement être patrimoine et marqué dans la mémoire collective pour et par les habitants et leurs témoignages, leurs mots, leur art et par un nom donné à ce carrefour, devenu place du 5 novembre.

Lors de cette balade, les photos et les textes accompagnaient les voix des membres d’Hôtel du Nord ainsi que les sons et les audios, qui donnaient la parole à ceux qui n’étaient pas présents et qui nous rendaient comme présents lors d’évènements que nous n’avons pas connu. Ces enregistrements nous permettaient de nous immerger dans ces autres dimensions et réalités de l’histoire du quartier de Noailles : ils constituent un travail important en termes de transmission de la mémoire collective et personnelle qui sera probablement encore amené à évoluer lors de la construction des balades d’Hôtel du Nord. Travail que nous suivons de près, car nous souhaitons aussi expérimenter le son sur la plateforme des oiseaux dans le cadre de nos travaux de R&D sur la dénumérisation de la relation hôte-voyageur.

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